Les bonnes pratiques de désherbage
La Communauté de Communes réalise pour l’ensemble des communes volontaires leur plan de désherbage communal, la formation des agents techniques et le suivi de la mise en place des propositions de modifications des pratiques, en incitant notamment à la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires (insecticides, herbicides, fongicides…).
Depuis 2005 : 72 000 € ont été dépensés pour les actions liées aux améliorations des pratiques de désherbage.
LIEN VERS UN ARTICLE / Article rédigé par le bureau d’étude Proxalys Environnement lors des lancements de plans de désherbage dans les communes volontairesLa qualité de l'eau est l'affaire de tous
De nombreuses études ont permis de mettre en évidence la pollution des eaux par les pesticides.
Tout
applicateur de pesticides (agriculteurs, collectivités et services
publics, particuliers, etc.) est donc responsable de la qualité de
l’eau et se doit de tout mettre en œuvre pour l’améliorer.
Aujourd’hui, afin de préserver la qualité de l’eau, les agriculteurs
s’emploient à améliorer leurs pratiques en procédant à certains
aménagements (mise en place de bandes enherbées, de talus, etc.).
En ce qui concerne les zones urbaines, le risque majeur provient essentiellement des surfaces imperméables.
En effet, dès la première pluie, les pesticides appliqués ruissellent rapidement vers les eaux.
Pour pallier ce problème, certaines communes ont décidé d’améliorer
leurs pratiques en réalisant un plan de désherbage communal. Cette
étude ainsi que la formation des agents communaux sont financés
intégralement par la Communauté de Communes.
Quelques rappels :
Afin
de réduire les risques de pollution des eaux de surface sur l’ensemble
du territoire, l’application ou le déversement de tout produit
phytosanitaire est interdit pendant l’année à moins d’un mètre de la
berge de tout fossé, cours d’eau ou point d’eau et au minimum à moins
de 5 mètres de tout point d’eau figurant sur une carte IGN au
1/25000ème . Aucune application ne doit être réalisée sur les avaloirs,
caniveaux et bouches d’égouts.
Cet arrêté concerne tout utilisateur de produits phytosanitaires (y compris les particuliers).
Tout contrevenant encourra alors une amende pouvant aller jusqu’à 75 000 € assorti d’une peine de 2 ans de prison
Si vous décidez de traiter une zone non concernée par cet arrêté, ayez toujours à l’esprit les aspects suivants :
Qu'est-ce qu'un paln de désherbage communal ?
C’est
un outil permettant aux communes de diminuer leur utilisation de
désherbants. Un inventaire des zones désherbées avec des pesticides est
d’abord réalisé. Ensuite, en fonction de critères précis (type de
surface, proximité ou connexion avec l’eau, pente, etc.) ces dernières
sont classées en risque élevé ou réduit. Etant donné la densité du
réseau hydraulique et la présence importante de revêtements
imperméables, pratiquement 80 % des surfaces urbanisées se retrouvent
classées à risque élevé.
Une fois l’ensemble du classement réalisé, une cartographie est dressée
et permet de les visualiser. En fonction du niveau de risque déterminé
(réduit ou élevé) des préconisations d’entretien sont adaptées.
Pour les zones à risque élevé des solutions alternatives sont alors
proposées : Cela peut passer par la mise œuvre de matériel de
désherbage alternatif (thermique, mécanique, etc.) et par la
réalisation d’aménagements permettant de limiter la présence d’herbes
spontanées (paillages, plantes couvre-sols, etc.).

Collectivités, particuliers, changeons nos pratiques !!!